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Articles de la rubrique "Osons dénoncer"
un incendie dramatique
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Accueil > La vie quotidienne des Tsiganes > Activités économique et vie sociale
Un incendie dramatique
L’important incendie qui a ravagé fin juillet les collines à l’Est de Marseille a fait oublier un autre incendie plus circonscrit qui s’est déclanché en même temps en bordure de l’autoroute sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues à l’ouest de Marseille. Et pourtant ne quelques minutes une douzaine de familles ont vu tout leur bien partir en fumée. La veille un groupe de tsiganes voyageurs avaient en effet cherché à s’arrêter sur la commune. Faute d’aire d’accueil, ils se sont installés sur un terrain privé en bordure de l’autoroute. Attisé par le vent violent, il semblerait qu’un mégot jeté d’une voiture, ait embrassé en quelques instants douze caravanes. 15 adultes et une vingtaine d’enfants se sont retrouvés ainsi entièrement démunis sans aucun abri, tous leurs biens ayant été dévorés par les flammes en quelques instants. Après les premiers gestes de solidarité de la part de ceux qui avaient pu fuir à temps devant le feu, ils ont cherché un minimum de secours auprès des pouvoirs publics et en premier lieu à la mairie de Châteauneuf. Dans un premier temps, ils se sont faits éconduire. Le ‘conseil’ de la mairie, directeur de l’AREAT, aurait en effet déclaré que ces personnes devaient s’adresser à leur commune de rattachement soit, pour la plupart la ville de Saint Etienne dans la Loire qu’ils devaient rejoindre. Un tel comportement vis-à-vis de la détresse et devant l’urgence humanitaire, s’il s’révèle exact, mérite d’être publiquement dénoncé. Un contact, téléphonique avec le maire absent de la commune ce jour-là , a, semble t-il permis de revenir à plus de raison Pour autant et quelle que soit l’origine de l’incendie les conséquences en sont particulièrement dramatique pour ces familles qui ont toit perdu. On sait que trop souvent les compagnies d’assurances refusent d’assurer les voyageurs ou trouvent de nombreux prétexte pour minorer les indemnités . la circulaire ci-dessous reçue récemment confirme cette attitude discriminatoire et illégale des assureurs (info de l'association rencontres tsiganes)
Tous les chemins mènent à Rom ou du bon usage de vos impôts
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer
Tous les chemins mènent à Rom ou du bon usage de vos impôts
Il y a quelques semaines j'ai assuré une permanence pénale mais qui
comme son nom ne l'indique pas inclut aussi un suivi des audiences devant le
Tribunal administratif en droit des étrangers.
Comme d'habitude le greffe du Tribunal me contacte la veille pour m'annoncer
le programme et voila qu'on m'indique que je dois assister 21 personnes de
nationalité roumaines (des roms). La journée s'annonce donc chargée.
Le greffe me faxe les requêtes déposées pour le compte de ces 21
personnes et qui ont été rédigées par une association de défense des
étrangers (merci à eux d'exister).
Il s'agit donc d'un groupe de roms composé de plusieurs familles qui s'est
installé depuis quelques jours dans un immeuble abandonné et qui faisait
auparavant office de foyer Sonacotra. Ces gens se sont vus notifier des
arrêtés de reconduite à la frontière par le Préfet après que le Parquet ait
décidé de faire procéder à des contrôles d'identité pour "suspicion de
commission d'infractions" .
Il est vrai que le rom est par nature délinquant ... Il fallait donc
agir.
Mais voila qu'un problème se pose au Préfet car nos "délinquants" ne
sont pas des étrangers comme les autres. Ils sont en effet de nationalité
roumaine donc citoyens d'un pays membre de l'Union Européenne.
A ce titre, ils peuvent librement circuler à l'intérieur des
frontières de l'Union et n'ont besoin d'aucun visa ou titre de séjour pour
se trouver sur le territoire français pendant les 3 premiers mois de leur
séjour.
Au dela de trois mois, certaines conditions sont exigées pour se
maintenir sur le territoire français.
Article L121-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du
droit d'asile
Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout
citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre Etat partie à l'accord
sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse a le droit de
séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à
l'une des conditions suivantes :
1° S'il exerce une activité professionnelle en France ;
2° S'il dispose pour lui et pour les membres de sa famille tels que
visés au 4° de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour
le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ;
3° S'il est inscrit dans un établissement fonctionnant conformément
aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à
titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle,
et garantit disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources
suffisantes pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 5°
afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ;
4° S'il est un descendant direct âgé de moins de vingt et un ans ou
à charge, ascendant direct à charge, conjoint, ascendant ou descendant
direct à charge du conjoint, accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui
satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ;
5° S'il est le conjoint ou un enfant à charge accompagnant ou
rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées au 3°.
Or des éléments figurant au dossier, ils ne sont en France que depuis
quelques jours (le Rom est voyageur ce qui n'est pas un délit rappelons le).
Ils sont donc en théorie inexpulsables.
Mais la loi étant toujours bien faite contient une exception. Il est
en effet possible d'éloigner du territoire national des ressortissants d'un
pays membre de l'Union Européenne lorsqu'il représente un danger pour l'ordre
public.
Article L.121-4 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du
droit d'asile :
Tout citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre
Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la
Confédération suisse ou les membres de sa famille qui ne peuvent justifier d'un
droit au séjour en application de l'article L. 121-1 ou de l'article L.
121-3 ou dont la présence constitue une menace à l'ordre public peut faire l'objet,
selon le cas, d'une décision de refus de séjour, d'un refus de délivrance ou
de renouvellement d'une carte de séjour ou d'un retrait de celle-ci ainsi
que d'une mesure d'éloignement prévue au livre V.
Le Préfet étant un juriste émérite va donc prendre une série d'arrêtés
de reconduite à la frontière sur la base de cette exception en indiquant que
l'occupation illégale d'un bâtiment à l'état d'abandon représente créée un
trouble à l'ordre public.
Même un non juriste ne serait pas convaincu par cette motivation, l'avocat
l'est encore moins.
Il l'est d'autant moins qu'il a déjà été informé qu'au mois d'aout le
même Tribunal avait annulé une cinquantaine d'arrêtés identiques à ceci près
qu'en l'espèce les personnes concernées occupaient un terrain en friche.
Et nous voila à l'audience. Enfin, je dis nous j'aurais du dire me
voila à l'audience. Aucun représentant de la Préfecture à l'horizon
(remarquez qu'au final, ils ont bien fait de ne pas venir vu la suite).
Aucun des requérants n'est présent ce qui ne manque pas de m'étonner. Le
greffier m'indique alors que la Préfecture chargée d'adresser les
convocations par voie administrative n'a visiblement pas fait le nécessaire
..
Ça commence mal pour Monsieur le Préfet ... et ça n'est pas fini.
J'expose donc au magistrat chargé de l'audience les arguments
pertinents développés dans les requêtes en insistant sur le fait que la
simple occupation illégale d'un bâtiment ne saurait constituer une menace
pour l'ordre public. Je rappelle également au Tribunal sa jurisprudence du
mois d'août.
Je m'attends alors à ce que le Président m'annonce que les décisions
seront rendues dans la journée comme d'habitude. Il n'en fait rien et
prononce sur le siège l'annulation des 21 arrêtés ce qui est une première
pour moi.
Voici l'un des jugements rendus
Alors que je quitte la salle d'audience, l'interprète roumain qui
avait été convoqué pour l'audience (qui est venu pour rien évidement) m'indique
qu'il a participé à une nouvelle opération de police dans un camp de roms la
veille et que la Préfecture a notifié 80 nouveaux arrêtés dans les mêmes
conditions que ceux qui viennent d'être annulés ...
J'ai alors décidé de contacter l'association de défense des étrangers
qui avait rédigé les requêtes pour le compte de mes clients afin de l'informer
de la situation.
Ils ont réussi à contacter une partie des personnes concernées et des
recours ont été déposés. Devinez quoi ? Le Tribunal a annulé les arrêtés,
surprenant non ?
Pour résumer, les services de Police sous prétexte d'infractions
soupçonnées (aucune procédure pénale n'a été engagée) font des contrôles d'identité,
la Préfecture en profite pour notifier des arrêtés illégaux qui sont annulés
ensuite par le Tribunal administratif.
Un mois après, rebelote et ainsi de suite.
Alors moi je veux bien qu'on m'explique que les caisses de l'Etat sont
vides mais si on fait le bilan de ces opérations que peut-on en retenir ?
Qu'il faut mobiliser :
des services de police conséquents (qui n'ont rien d'autre à faire
de plus important)
des agents de la Préfecture (qui exécutent les directives pour
atteindre les quotas)
des traducteurs (payés à l'heure par l'Etat)
des avocats de permanence (payés avec des clopinettes par l'Etat sur
le budget de l'aide juridictionnelle mais qui font leur travail avec
conscience !)
les greffiers du Tribunal administratif
les magistrats dudit Tribunal (qui sont passablement irrités des
méthodes de la Préfecture).
Tout ça à vos frais, Messieurs Dames, et pour un résultat proche de 0.
Je dis proche car la Préfecture joue probablement sur le fait que certaines
personnes ignorant leurs droits ne déposeront pas de recours et pourront
effectivement être expulsées (encore que les roms quittent souvent le
territoire national de leur propre initiative puisque personne ne veut d'eux
en Europe, pas même la Roumanie, et qu'ils errent donc ainsi à travers toute
l'Europe).
Mais que voulez-vous, tant qu'on demandera au Préfet de faire du
chiffre, nous risquons de faire face à de telle situation. La Préfecture
pourra toujours justifier de son action et se réfugier derrière les
décisions des magistrats qu'on taxera de laxisme et qui encore une fois en
prendront pour leur grade...
Une opération fasciste a réussi sans que personne ne s’en rende compte !
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer
lus sur http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=7740
A Triel-sur-Seine une opération fasciste a réussi sans que personne ne s’en rende compte !
Triel-sur-Seine est une commune des Yvelines. Il y a un mois quelques centaines de caravanes de gens du voyage sont venues s’y installer dans des conditions précaires (parce que les municipalités se gardent bien d’aménager des aires d’accueil convenables comme elles en ont pourtant l’obligation). Bien évidemment les sédentaires n’aiment pas voir près de chez eux ces « voleurs de poules » qui troublent leur tranquillité de petit bourgeois bien nourris. Après plusieurs semaines les « horribles nomades » finissent par être expulsés par les autorités pour le plus grand bonheur des habitants. Ah les brav’ gens !
Oui mais voilà, il est certain que derrière cette opération de racisme ordinaire de la mairie UMP et de la préfecture se cache en fait une manoeuvre menée dans l’ombre par les authentiques fascistes du Bloc Identitaire.
Les Identitaires se sont fait remarquer depuis plusieurs années par un activisme débridé (et il faut le reconnaître malheureusement assez efficace) notamment contre les rappeurs de Sniper (accusés d’être racistes, un comble !) ou encore contre le porte-parole des sans papiers Romain Binazon et le militant italien Cesare Battisti que les menaces et les violences psychologiques des fascistes ont poussé l’un et l’autre à l’exil. Leur méthode : harceler par téléphone et par mails leurs victimes : organisateurs de concerts de rap, municipalités, librairies qui soutenaient Cesare Battisti, militants sociaux, etc.
A Triel l’opération a été conduite sans tambour ni trompette mais s’est révélée efficace là aussi puisque les gens du voyage ont dû partir. Voilà comment les choses se sont passées.
Les fascistes disposent d’une pseudo agence de presse, Novopress, montée par leur chef Fabrice Robert (pas de lien. Hors de question de leur faire de la pub !!). Pendant plusieurs jours ils ont multiplié les articles bien haineux sur la soi disant occupation de Triel par les caravanes de Roms. Puis ils ont téléphoné au maire adjoint et à plusieurs commerçants qui ont accepté de témoigner pour une émission radio de Novopress. Et ça c’est dingue ! Des gens acceptent de témoigner sans se rendre compte qu’en face ce sont des racistes. Peut-être parce que ces bons français moyens tiennent des propos tout aussi racistes que les fascistes patentés. A les en croire ils vivent l’enfer. Presque s’ils ne regrettent pas l’occupation nazie… Il faut noter que faire parler des gens sur une radio fasciste est une première sur le net.
Puis un tract a été distribué dans la ville, signé comme par hasard par un « collectif des habitants de Triel-sur-Seine pour la paix et la sécurité » totalement inconnu et qui dans un style bien nauséabond de beaufitude raciste s’intitule : « halte a l’occupation de notre ville par les « gens du voyage » ! ». Ses courageux rédacteurs y affirment que « Triel-sur-Seine est occupée », que les « incivilités et actes de délinquance se multiplient » et qui appelle la population à « se mobiliser » contre « l’occupant ». Du délire !
Mais là où la signature des Identitaires est reconnaissable, c’est dans la méthode utilisée et dans la formule employée. Une fois encore, ils appellent à harceler la mairie et la préfecture. Et puis surtout ils appellent à harceler « avec fermeté mais courtoisie » et concluent leur tract par : « nos armes : le téléphone, le fax, le courrier électronique » Et ces deux formules se retrouvent sur tous les tracts des Identitaires quand ils mènent ce type de manœuvres. Et ça a marché. Le maire et la préfecture ont cédé aux pressions de leur population chauffée à blanc par les racistes et les gens du voyage ont dû finir par plier bagage.
Quelles leçons en tirer ?
- Les Identitaires se révèlent beaucoup plus dangereux que l’extrême droite classique (FN, MNR, etc.) : ils agissent sans déployer leurs drapeaux. Eux vont sur le terrain ;
- Ils ne cherchent donc pas la notoriété à tout prix comme le borgne ou les petits groupuscules nazillons mais savent avancer dans l’ombre et placer leurs pions sans qu’on s’en aperçoive ;
- Ils parviennent à diffuser leur message nauséabond au sein d’une population pas forcément très politisée ni a priori extrémiste (le maire de Triel est UMP) et surtout à faire agir celle-ci dans le sens qu’ils souhaitent (ce qui démontre encore une fois, malheureusement, qu’une fraction non négligeable de la population est sensible à des thèses fascistes à condition de ne par se rendre compte qu’elles son fascistes) ;
- La discrétion leur permet aussi de ne pas se faire repérer par les militants sociaux et antiracistes ;
- Ça veut donc dire que des dizaines d’opérations similaires sont susceptibles d’avoir été menées sans que personne ne s’en aperçoive. C’est même quasi certain ! Et c’est ça qui est grave !
Il est donc impératif de se mobiliser et d’être plus que jamais vigilant pour ne plus se laisser surprendre. Il est même urgent de recenser toutes les opérations similaires qui ont pu avoir lieu dans d’autres endroits de France contre des Roms, des précaires, des sans-papiers, des demandeurs d’asile, etc. Il y a fort à parier qu’on va retrouver la patte des Identitaires bien plus souvent qu’on ne l’imagine. Les fascistes ont appris à devenir redoutablement intelligent. A nous de en plus nous laisser surprendre !
Lettre au Sénateur P. Leroy
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer
Aujourd'hui, vendredi 3 octobre 2008, suite au show télévisé sur FR.3 du Sénateur Philippe Leroy, dénonçant l'accueil des gens du voyage à l'enfouissement des déchets nucléaires, voici la lettre qu'Esméralda lui a envoyée.
Monsieur le Sénateur
Que puis-je dire après vous avoir écouté ? Triste discours, obsédant discours... "Il nous faut accueillir la population Gitane dont personne ne veut, enfouir les déchets radioactifs dont personne ne veut...."
Une telle comparaison n'est pas digne d'un Sénateur, ni d'un Président de Conseil Général....
Juste un petit rappel historique... Nos pères ont défendu la France. Suprême récompense, ils ont connu l'internement et pour d'autres, la Déportation.... Que leur a t-on fait d'autre ? On leur a confisqué tous leurs biens sans jamais leur présenter la moindre excuse, sans jamais les indemniser, sans jamais rien leur rendre... Très tardivement on leur a remis une carte d'interné politique, pour mieux "arranger" l'histoire... Alors pourquoi ne pas les enfouir avec les déchets nucléaires de nos jours, déchets dont personne ne veut au même titre que la population gitane !!!!!
Déjà que l'on construit les "aires d'accueil-les" au pourtour des déchetteries.....
Votre discours est intolérable, allant à l'encontre de toute démarche humanitaire.
Je vous propose, ce qui serait plus juste, de demander au gouvernement de reconnaître son implication directe dans l'internement et la déportation depuis son sol de nos familles, que ce gouvernement Français nous présente ses excuses et qu'il s'acquitte du mieux possible de nous rendre très vite tous nos droits de citoyen au même titre que n'importe quel autre Français... Droit de vote, reconnaissance de la caravane comme habitation sinon pas de taxe d'habitation, application immédiate de la loi Besson, abrogation du carnet de circulation, véritable passeport intérieur, etc, etc tellement la liste est longue.
Nous sommes conscients d'être aussi important que n'importe quel Français, et nous ne permettrons plus des attaques à caractère racial telles que celle que vous venez de proférer.
Les déchets nucléaires et les gitans ne font pas meilleur ménage que ces mêmes déchets et les Sénateurs Français.
Nous n'en resterons pas là... Nous n'avons inventé ni la bombe atomique, ni les armes de destruction massives... Notre population n'est pas plus criminogène que celle des non gitans... Les violeurs d'enfants n'existent pas dans la population gitane... Nous ne sommes pas pire que les gadjé. Il est bien triste que ce soit une gitane qui vous apprenne ce genre de chose ! Nous attendons au minimum, bien évidemment vos excuses publiques...
Respectueusement
Déléguée France au Conseil Européen pour le Forum des Roms et Gens du Voyage
Esméralda Romanez
Lettre ouverte à Monsieur Jacques Simonet, sous préfet
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Monsieur Jacques SIMONNET Sous-Préfet 13200 ARLES Objet : Commémoration su Camp d'internement tsigane de Saliers Saintines, le 27 mai 2008 Monsieur le Sous-Préfet, Membre de l'Aumônerie catholique des Gens du Voyage en pèlerinage aux Saintes Maries de la Mer, j'étais parmi la centaine de personnes qui se sont rendues le mercredi 21 mai sur l'emplacement du Camp d'internement des tsiganes à Saliers. Cette commémoration d'une page douloureuse sur notre territoire de 1942 à 1944, parmi d'autres encore occultées, revêtait un caractère officiel attesté par votre présence Je participais pour la 2ème fois à ce temps de recueillement initié par l'Association pour la mémoire de l'Internement et de la Déportation des Tsiganes. Cette démarche s'inscrit dans le souci de purifier notre mémoire collective de citoyens qui assument tout autant la noblesse des comportements de justes anonymes ou reconnus que la veulerie de ceux et celles dont nous sommes descendants, vous et moi, sans manichéisme . Près de 40 camps de rétention des nomades et tsiganes furent mis en place dans la logique suspicieuse d'un décret du Président Lebrun (18 novembre 1939) . Cette mesure d'internement préventif ne prit fin qu'en 1946, alors que notre pays était libéré de l'occupant depuis 2 années .Cette rétention arbitraire ne dérangeait pas outre mesure la conscience des "gadgé" dont nous sommes majoritairement issus. Aujourd'hui encore, la pleine citoyenneté de cette minorité ( moins d'un demi million ) soulève des doutes ! Vous ne pouvez taxer le rapport de la HALDE de document daté ou tendancieux . Il a fait l'objet d'un communiqué de presse le 10 janvier 2008. C'est dire combien il reste de vaccins à inoculer pour éradiquer la gangrène des préjugés et les comportements qu'ils engendrent encore dans notre espace.... européen. Comme la plupart des participants, je fus décontenancé de la violence de votre diatribe, totalement en décalage avec les interventions qui la précédaient . Nous en eûmes simultanément la navrante raison . Un groupe de personnes, jusqu'alors silencieux, manifesta sa désapprobation publique sur le ton littéralement éructant de vos propos . Furent-ils improvisés en dehors des notes d'un discours circonstanciel et convenu ? Interloqués et profondément choqués par le manque de mesure de vos paroles, des auditeurs, tsiganes ou non , ont pris le parti de se retirer, ne pouvant en entendre plus. D'autres ont ostensiblement tournés le dos à un représentant de la République dépourvu de sang froid , considérant que "vous pétiez les plombs". C'est alors qu'il me fut remis, circulant dans les rangs, une "lettre ouverte au Sous-Préfet" émanant d'un groupe de personnes se réclamant de RESE et ADMIDT . Elle rendait compte des conditions d'expulsions de 124 personnes Roms, tsiganes étrangers. Les faits se sont déroulés une semaine juste avant dans les villes de Nîmes, Perpignan et Montpellier . L'enjeu de cette commémoration aujourd'hui comme demain, quelque soit le gouvernement issu démocratiquement du choix des citoyens se doit d'être sans faux pas et son représentant à la hauteur du service de l'Etat , dut-il exercer le devoir de déplaire , sans se tromper de cible. Fut-on au pays de Mireille; on ne peut se rendre sur les traces effacées du Camp d'internement de 700 tsiganes à Saliers en bucolique Sous-Préfet au champ , mais "un va-t-en guerre", émule de Girot de Langlade ne rehausse pas non plus le corps préfectoral . Ne vous donnez pas la peine de m'affubler d'une étiquette partisane suivant le tropisme hémiplégique soigneusement entretenu par les "politiciens" à droite ou à gauche ! Découragé par la médiocrité de trop d'intriguants qui briguent plus un pouvoir de domination que le service de leurs concitoyens dans la Cité, je n'ai souvent eu d'autres choix que de "voter blanc", ne pouvant en conscience choisir entre la peste et le choléra . Je milite inlassablement pour sa reconnaissance, comme suffrage exprimé, pour avoir le moins possible à m'en servir -hélas - et contrer l'abstention . Dans la longue histoire de notre pays, il ne manque pas d'hommes et de femmes en responsabilité qui ont su discerner en conscience ce qu'il pouvait dire ou ne pas dire , faire ou ne pas faire au gré de circonstances cruciales Acceptez, Monsieur le Sous-Préfet, le désagrément d'un courrier qui récuse le ton et le fond du début de votre intervention . Calmée votre véhémence, la suite pouvait être partiellement acceptable, mais la sincérité ne pouvait plus convaincre personne . Ce gâchis laissera des traces . fr. Roland GRUART diacre Aumônerie des Gens du Voyage 137, Rue de l'Eglise 60410 SAINTINES En communication - Madame le Ministre de l'Intérieur - M. le Préfet de Région - Mgr l'archevêque d'Aix et Arles PJ Une vision citoyenne des tsiganes et gens du voyage
Lettre ouverte du Directeur de la F.M.D au Sous Préfet d'Arles
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Lettre ouverte à Monsieur le Sous Préfet d’Arles Monsieur le Sous Préfet,
N’ayant pu, en vertu du protocole républicain, répondre à votre propos le 21 mai dernier lors de la cérémonie devant le monument de Saliers, c’est par la voie d’une lettre ouverte que je le fais. Non sans hésitations entre un silence méprisant et une réponse directe, vos propos méritant tout autant l’un que l’autre. Je choisis finalement la seconde solution.
Vous avez tout d’abord nié la notion d’Etat français à laquelle je faisais allusion, parlant du régime de Vichy, pour rappeler les conditions dans lesquelles avait été prise la décision de créer le camp d’internement de Saliers. Nul ne songe, Monsieur le Sous Préfet, à légitimer cet Etat là, -c’est hélas le nom qu’il se donnait-, établi sur les ruines de nos armées. Mais Saliers était en zone non occupée et résultait d’une politique arrêtée par le gouvernement de Vichy, indépendamment de tout « diktat » de l’ennemi et des autorités d’occupation. Nulle part le texte de l’armistice humiliant signé le 22 juin 1940, ne prévoyait l’internement des Tsiganes. Il s’agit donc bien d’une décision purement française, indépendante de tout contexte d’occupation, inspirée par une « certaine France ». Pas celle du général de Gaulle, évidemment. C’est ce qui inspirait cette France là que j’ai souhaité rappeler.
Vous avez imputé la situation de la France et de ce qui a suivi la défaite, aux désordres politiques des années Trente pour affirmer que la vraie France était à Londres avec de Gaulle. Rhétorique d’une profonde hypocrisie et d’une parfaite incohérence! Votre discours reprend sans le dire le concept de l’anti-France, cher à la collaboration, pour se placer ensuite dans une sorte de filiation au Général de Gaulle. Quel magnifique tour de passe-passe ! Cette analyse n’a jamais été celle du Général De Gaulle. Dans son discours du 26 juin 1940 à la radio de Londres, il livre un tout autre éclairage que celui que vous nous serviez à Saliers: Je le cite : « Monsieur le Maréchal, dans ces heures de honte et de colère pour la Patrie, il faut qu’une voix vous réponde. Ce soir, cette voix sera la mienne. En effet notre infériorité militaire s’est révélée. Mais cette infériorité à quoi tenait-elle ? Elle tenait à un système militaire mauvais. La France a été foudroyée non point du tout par le nombre des effectifs des Allemands, non point du tout par leur courage supérieur, mais uniquement par la force mécanique offensive et manœuvrière de l’ennemi. Cela tous les combattants le savent. Si la France n’avait pas cette force mécanique, si elle s’était donnée une armée défensive, une armée de position, à qui la faute Monsieur le Maréchal ? Vous qui avez présidé à notre organisation militaire après la guerre de 1914 1918, vous qui fûtes généralissime jusqu’en 1932, vous qui fûtes ministre de la guerre en 1935, vous qui étiez la plus haute personnalité militaire de notre pays, avez-vous jamais soutenu, demandé, exigé la réforme indispensable de ce système mauvais ? Et le Général d’ajouter dans un discours prononcé le soir du 13 juillet 1940 : Le slogan d’une France pécheresse justement punie de ses fautes et qui court à expiation, voilà qui convient tout à fait à nos vainqueurs du moment, voilà qui répond trop bien aux remords ou aux intérêts de ceux qui ont capitulé.
Quand on fait référence au général de Gaulle, il faut aller jusqu’au bout. On ne peut proclamer la main sur le cœur sa filiation à la France Libre et argumenter d’une interprétation pétainiste de la défaite. Allons plus loin. Le discours que vous aviez prévu de prononcer faisait, en ces lieux de douleurs, référence à une phrase d’Alexis Carrel qui fut l’inspirateur de la politique d’hygiène raciale et, disons le mot, « eugéniste » du régime de Pétain. Je ne l’ai pas entendue, mais elle figure dans le texte officiel remis à la presse. Quel affront pour la France tsigane ! Je n’en dirais pas plus.
Vous avez sans doute été personnellement blessé par mes propos relatifs au danger de la bureaucratie, entendue comme doctrine et comportement. Par ce terme je ne visais cependant personne en particulier, sinon peut-être l’inspirateur de la notion de « quota » appliquée à des êtres humains, qui a révolté le monde de la déportation et de l’internement et me révolte personnellement, en raison de son caractère totalement inadapté à la résolution d’un problème humain. Je ne crains pas de dire aujourd’hui que j’ai honte de mon pays en l’entendant prononcer. Je voulais mettre en garde contre les mécanismes que sous-tendent les mots et les concepts et rappeler que certaines formes d’action peuvent, sous l’inspiration d’une logique purement sécuritaire, devenir dangereuses. J’ignorais évidemment en prononçant ces phrases, arrivant tout droit de Paris, qu’une expulsion de Roms venait de se produire sous votre autorité dans le département !
Alors vous avez cru bon de qualifier mon propos de « démagogique ». Argument classique et ultime recours de ceux qui n’ont rien à répondre. Je vous laisse évidemment la paternité de ce propos d’autant plus misérable que vous n’avez eu de cesse ensuite que de verser des larmes sur le sort des Tsiganes. Mais en vous gardant bien d’en donner les causes. Sans doute, à vous entendre, se résument-elles aux désordres politiques des années Trente… Là passe évidemment la frontière qui nous sépare.
A cours d’argument vous avez cru devoir rechercher des arrières pensées et une filiation politique à mon intervention. Hé bien non, Monsieur le Sous-préfet, je ne suis en croisade pour aucun parti politique et n’adhère à aucun d’eux. J’ai voulu mettre en évidence des mécanismes dangereux parce qu’ils sont connus et bien analysés aujourd’hui par les plus grands spécialistes et parce que l’on sait ce qu’ils ont produit dans le monde.
Votre rôle de représentant de l’Etat méritait sans doute mieux et davantage de hauteur de vue que les vociférations dont vous nous avez gratifiés. Dommage pour vous, dommage pour l’Etat.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Sous-préfet, l’expression de mes salutations distinguées.
Yves Lescure
Roms, levez-vous !
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Les lecteurs du Monde ne s'arrangent pas J'ai été scandalisée en lisant tout à l'heure les remarques des abonnés du Monde, sur le site du journal, en réaction à un article d'hier : "A Draguignan, hommage de la communauté tzigane au défunt". Sur la vingtaine de commentaires des abonnés, près des 3/4 sont carrément fascistes. J'ai été scandalisée en lisant tout à l'heure les remarques des abonnés du Monde, sur le site du journal, en réaction à un article d'hier : "A Draguignan, hommage de la communauté tzigane au défunt". Sur la vingtaine de commentaires des abonnés, près des 3/4 sont carrément fascistes. Extraits choisis parmi les vingt remarques des abonnés à l'article : "Ayant fais mon service dans la gendarmerie, j ai cotoye de nombreux camp des gens du voyage et force est de constate que la plupart sont des voyous, ce sont des zones de non droit. Sachez que si il y a une grosse affaire c est le GIGN qui intervient car c est grand danger. C est une realite, ce ne sont pas des anges. Moi j aimerai penser plus aux victimes de ce voyou dont on parle jamais. Ce gendarme a peut etre fais une erreur, mais le voyou en a fais de nombreuse lui. c est Jouer avec le feu." "Un gitan multirecidiviste ce qui est un pléonasme, mais moi je soutiens ce gendarme qui n'a fait que son travail de defense de la société et donc de notre defense, tant pis pour le gitan multirecidiviste qui etait en controle judiciaire et qui avait continue a agresser les chauffeurs routiers." "Cela ne m'étonne pas de voir qu'il y a quelques partisans de la voyoucratie qui osent charger le gendarme : ils y ont certainement un intérêt matériel indirect. Moi, je le décorerais. Le fuyard en s'échappant faisait aveu de culpabilité. Les honnêtes gens n'ont rien à craindre en allant dans nos gendarmeries. " "(...) il n'est pas toujours facile dans le feu de l'action de bien saisir si cet usage est absoluement necessaire ou non, alors il est facile de condamner un gendarme ou un policier mais il me semble que la victime n'est pas vraiment un ange abattu par erreur, non ?" "Le gendarme a fait son travail.Il mérite d'être défendu.Les gendarmes ne comptent pas leurs heures. Ils font partie de la France qui se léve tôt et se couche tard ( pour leur travail). J'attends la publication par les médias du CV complet du malfaiteur." "(...) je vous souhaite d'avoir à faire avec ces "braves gens du voyage" et la douce tranquilité dans vos fauteuils ne sra plus la meme. Arretons de pleurer sur les bandits de tout poil. Il s'est fait arreter et à tenter de s'evader. Pas de chance il a perdu." "Ne condamnons pas une institution vieille de plus de 200 ans et composée de plus de 100 000 hommes pour un manque de jugement grave d'un de ses membres. L'usage des armes à feu dans nos services de police est rarissime, même si celui-là est regrettable. Le maintien de l'ordre public n'est pas une science exacte et, depuis 40 ans, ses victimes sont bien peu nombreuses, relisons l'histoire de mai 68. Alors, restons calmes et ne bouleversons pas hâtivement des équilibres qui nous servent bien." ETC. Vous me direz, on savait depuis longtemps que le Monde était illisible, mais à ce point, ça donne envie de vomir. Après toutes ces horreurs, et pour honorer la mémoire de ce jeune homme, père de trois enfants, je termine en citant quelques vers d'une chanson tzigane : Vi man sas ek bari familiya Murdadas la e kali legiya Aven mansa sa lumniake Roma Kai putaile e romane droma Ake vriama, usti Rom akana ! A Romale, A Chavale [J'avais autrefois une grande famille Mais la légion noire les a tués Venez avec moi, Roms du monde entier Pour que les routes Roms s'ouvrent Maintenant il est temps, Roms, levez-vous ! Ô Roms, Ô Camarades Roms]
Tract xénophobe
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LE MONDE | 31.05.08 | 14h46
BUCAREST CORRESPONDANT es autorités roumaines et les associations des Roms de Roumanie condamnent en bloc les dérapages racistes apparus en Italie. L'indignation a été exacerbée par un message apposé à l'entrée d'une entreprise d'usinage de bois de Pieve di Soligo (nord-est de l'Italie) et repris dans la presse roumaine, qui annonce "le lancement de la saison, durant toute l'année, de la chasse aux animaux sauvages migrateurs comme les Roumains, les Albanais, les Kosovars, les Musulmans, les talibans, les Afghans, les Tziganes et les extracommunautaires en général". Ce tract n'a donné lieu à aucune dénonciation officielle italienne que celle de la Confédération générale italienne du travail (CGIL, gauche), par laquelle l'affaire a été révélée. L'ambassade de Roumanie à Rome a demandé des mesures contre les auteurs de "ce texte à caractère extrémiste et xénophobe prononcé". L'association des Roms de Roumanie, Romani Criss, dénonce, quant à elle, l'"extrémisme" de la nouvelle politique italienne d'immigration. "Il est inconcevable que, dans l'Europe de 2008, on combatte la délinquance selon des critères ethniques, il s'agit là d'une politique d'inspiration extrémiste, a affirmé son dirigeant, Marian Mandache, par ailleurs avocat. Il ne resterait plus que de contraindre les Roms à porter une étoile ou une banderole pour que l'on revienne soixante-dix ans en arrière, à une époque dont on ne veut plus se souvenir." Les allusions au nazisme se multiplient en Roumanie et risquent de nuire aux bons échanges économiques entre les deux pays. 23 000 entreprises italiennes sont implantées en Roumanie et des milliers de Roumains travaillent en Italie. L'organisation Caritas estime à 556 000 le nombre de Roumains installés dans la Péninsule mais, selon d'autres estimations, leur nombre, qui aurait fortement augmenté depuis l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne en 2007, pourrait atteindre 1 million de personnes. Montrée du doigt comme la première responsable de la délinquance pendant la campagne des élections législatives italiennes d'avril, qui a vu le triomphe de la droite, cette communauté se sent aujourd'hui fragilisée. Mirel Bran Article paru dans l'édition du 01.06.08
Au revoir Joseph
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> Objet : [MRAP - Tsiganes et gens du voyage] Au-revoir Joseph...
> > > C'est en l'église Saint-Sauveur de Brignoles (Var) que se sont déroulées cet après-midi les obsèques de Joseph Guerdner, Tzigane tué vendredi dernier par un gendarme à Draguignan, alors qu'il tentait de s'évader du Palais de Justice. > > Cérémonie très digne, comme le peuple tzigane sait le faire. > Venant du funérarium, le corbillard, suivi par quelques centaines de Tziganes venus d'un peu partout, s'est arrêté sur le parvis de l'église. > Sous ce ciel gris de Provence, même le ciel pleurait depuis quelques minutes. > Le cercueil blanc de Joseph a été accueilli par le curé de la paroisse et par le rachaï (prêtre-aumonier des Gens du Voyage) - à droite sur la photo - avant d'être porté par les siens dans le choeur de l'église. > Homélie prononcée par le rachaï Claude Dumas. > Un silence respectueux inondait ce lieu de prière, à peine troublé par quelques cris de très jeunes enfants... > De nombreux voyageurs et quelques gadjé sont venus se recueillir devant le cercueil de Joseph. > Un rayon de soleil et un coin de ciel bleu saluaient la sortie du cercueil blanc... > C'est dans le silence et la ferveur que le corbillard se dirigeait ensuite vers le cimetière, accompagné par le cortège des Gens du Voyage. > Au terme de son ultime voyage, Joseph était inhumé dans le caveau de famille, envahi par les gerbes et bouquets de fleurs - essentiellement des roses blanches. > Peu après la fin de la cérémonie au cimetière, la pluie frappait à grosses gouttes le pavé de la ville... > > A 17 h 30, les voyageurs prenaient la route de Draguignan pour une marche silencieuse. La famille devait être reçue à la Préfecture,et était autorisée à se recueillir sur les lieux du drame. Tout s'est déroulé dans le calme. De nombreux renforts de police veillaient. Le centre ville avait été fermé à la circulation et nombre de commerces avaient baissé leur rideau. > > Lorsque la période de deuil sera terminée, la famille envisage des actions. Pour l'instant, des zones de flou subsistent, des informations contradictoires circulent... Nous attendons les conclusions de l'enquête diligentée par Mme la Ministre de l'Intérieur, mais aussi le rapport d'autopsie du corps meurtri de Joseph... Nous reverrons la famille au cours des prochains jours... Respectons leur chagrin. > > Lorsque l'on connaît l'importance et la force de la famille pour le peuple tzigane, on peut tenter d'imaginer l'intensité de la douleur et l'ampleur de la souffrance des proches de Joseph, et au-delà, de toute la communauté des Gens du Voyage...
Après le génocide rom, (non reconnu en France)
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Un ministre roumain envisage l'achat d'un "morceau de désert" pour y envoyer les Roms
Ce déplacement intervient alors que les deux pays tentent de d'arrêter les actes xénophobes visant des immigrés roumains en Italie après le meurtre d'une Italienne attribué à un jeune Roumain d'origine rom, et le décret-loi pris par le gouvernement Prodi afin de pouvoir procéder à des expulsions massives (Le Monde daté 4-5 novembre). "Nous ne voulons pas que ceux qui travaillent honnêtement soient victimes de l'action de la police italienne ou des préfectures", a déclaré M. Tariceanu avant son départ à Rome.
POLICIERS À DISPOSITION Le gouvernement roumain a l'intention de mettre à disposition des autorités italiennes une trentaine de policiers, dont la mission est de freiner la criminalité de la communauté rom en Italie. M. Tariceanu a aussi annoncé l'envoi en urgence de dix magistrats dans les pays de l'Union européenne pour améliorer la coopération judiciaire et pour regagner la confiance de ses partenaires occidentaux. Cette mission délicate est compliquée par les déclarations du ministre roumain des affaires étrangères, Adrian Cioroianu. Evoquant en direct à la télévision, le 2 novembre, le cas de la minorité rom, M. Cioroianu avait indiqué s'être interrogé, alors qu'il se trouvait au Caire, sur la possibilité d'acheter "un morceau du désert égyptien pour y mettre tous ceux qui nuisent à notre image". Des associations de défense des droits de l'homme se sont aussitôt solidarisées avec la minorité rom, et ont réclamé la démission du chef de la diplomatie roumaine, qui accompagne M. Tariceanu en Italie. Mirel Bran Article paru dans l'édition du 08.11.07. LE MONDE | 07.11.07 | 14h25 • Mis à jour le 07.11.07 | 14h25
Un dérapage de plus
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Tout le monde y passe, même les gens du voyage, c'était couru. Non seulement il tripote -comme dit Giscard- la Constitution mais il invente des délits pour mieux créer des lois répressives... Sarkozy et les gens du voyage : Un dérapage de plus « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » - Commission des Lois de l’Assemblée Nationale, 10/07/2002 Nicolas Sarkozy, dès son arrivée au Ministère de l’Intérieur en 2002, décide donc de traiter la « question » des gens du voyage à sa façon... Les parlementaires de la majorité semblaient par ailleurs d’accord avec leur ministre. En témoigne cet extrait du débat lors des discussions autour du projet de loi Sarkozy : « Ce sont des gens asociaux, aprivatifs (sic), qui n’ont aucune référence et pour lesquels les mots que nous employons n’ont aucune signification. (...) Nous voyons toutes les nuits trois, quatre ou cinq camionnettes de gens du voyage qui viennent sauter - je n’ai pas d’autre mot - des gamines de douze ou treize ans jusque devant chez leurs parents. » (sénateur UMP Dominique Leclerc, séance du 31 juillet 2002 au Sénat). Nicolas Sarkozy ne prendra pas la peine de condamner ces propos.. Au contraire, en visite à Choisy (Val-de-Marne), le 3 octobre 2002, il prend ainsi « l’engagement de traiter l’ensemble de la question des campements sauvages de roms dans le Val-de-Marne d’ici à fin novembre » (Libération, 04/12/2002). Le 3 décembre 2002 (le lendemain de la fermeture du centre d’hébergement et d’accueil de la Croix-Rouge de Sangatte) à 6h30 du matin, 300 gendarmes mobiles assistés de 150 policiers débarquent dans le bidonville de Voie des Roses à Choisy pour une expulsion placée sous les objectifs de dizaines de journalistes convoqués pour l’occasion. Le jour même, 71 personnes sont placées en garde-à-vue pour séjour irrégulier et sont en instance d’expulsion (quatre personnes seront envoyées en Roumanie par un charter franco-espagnol dès le lendemain). Cependant, dans les deux jours qui suivent, la totalité des gens interpellés sont remis en liberté par le Tribunal de Créteil pour nullité de procédure. La remise en liberté est confirmée par la Cour d’Appel de Paris, le 10 décembre 2002. Le ministre proclame alors à qui veut l’entendre qu’il expulsera vaille que vaille ces roms de Choisy car « nous savons où ils sont » (RTL, 05/12/2002). En désespoir d’arguments, Nicolas Sarkozy décide de s’en prendre au « caractère parfaitement absurde d’une procédure à laquelle personne ne comprend rien et qui permet à quelques professionnels de s’amuser avec la procédure avec des préoccupations uniquement idéologiques » (Le Figaro, 09/12/002). « Remettre en liberté avant que le tribunal ait jugé au fond, c’est compliquer notre tâche » précise-t-il alors. Le secrétaire général de l’Union Syndicale de la Magistrature (USM) prendra tout de même la plume pour rappeler au ministre-avocat quelques principes généraux de droit en lui indiquant, par exemple, que « la Constitution précise que l’autorité judiciaire est gardienne des libertés publiques. Les magistrats de Créteil n’ont fait qu’appliquer la loi de la République ». Le ministre a depuis trouvé la parade. Plutôt que de retourner à la faculté de droit, il a changé la loi ! Ainsi, depuis l’adoption de la loi sur la sécurité intérieure en janvier 2003, la procédure d’expulsion des gens du voyage a été simplifiée et facilitée (nouvel article 322-4-1 du code pénal). Saisie des voitures, suspension du permis de conduire pendant trois ans, amende de 3750 euros, emprisonnement de six mois... L’objectif est clair : créer un nouveau délit afin de donner un cadre juridique permettant d’intervenir immédiatement en cas d’occupation de lieux publics ou privés. Depuis lors, les interventions musclées des forces de police et de gendarmerie se sont multipliées. Analyse de la Ligue des Droits de l’Homme : « Nous avons dénoncé les conséquences néfastes de la loi sur la sécurité intérieure adoptée à l’initiative de Nicolas Sarkozy. Nous constatons que nos inquiétudes étaient parfaitement fondées et que les assurances données par le ministre de l’Intérieur n’étaient que purement formelles »
Que fait la police ?
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série – Numéro 14 – Novembre 2007Le dernier numero de Que fait la police ? est disponible en ligne sur http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=228 Après les CRS violeurs, les policiers voleurs, joueurs et alcoolos … Et encore, on n’a pas tout vu : traverser en dehors d’un passage clouté devient un « comportement suspect » … L’ensemble des numéros en ligne est disponible sur http://quefaitlapolice.samizdat.net Editorial : Police Républicaine ? Il faut rappeler les faits. Il faut dire les mots. Il faut décrire les hommes. Comme à une époque que l’on croyait révolue, les autorités utilisent un vocabulaire codé. L’essentiel étant de laisser croire qu’il ne se passe rien que de très légal. C’est vrai, quoi, l’Etat a bien le droit de se séparer d’une immigration, non-souhaitée, qui encombre le territoire national. Il convient pourtant d’y mettre les formes, et la sémantique est appelée à la rescousse. 0n ne rafle pas – quel gros mot – on interpelle, on procède à des contrôles. On ne déporte pas – quel rappel horrible à un triste passé – on expulse ! Longtemps, on a cru que l’activité des policiers de Vichy – à l00% de leur effectif – faisait partie d’un mauvais cauchemar. Ceux-là, sans broncher, avaient été capables de rafler des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards grabataires. Depuis la Libération, nous étions persuadés qu’en démocratie le moindre accroc aux droits de l’homme les plus élémentaires était désormais impossible. Comme la France ne pouvait être que la plus belle des démocraties, il allait de soi que de telles mauvaises manières ne pouvaient plus se reproduire chez nous. C’était oublier les véritables rafles “d’indigènes” dans les colonies françaises, pour trouver de la chair à canon, lors des deux guerres mondiales et même au cours des conflits post-coloniaux du Vietnam et d’Algérie. Ce serait faire table rase du comportement de la police française tout au long du conflit algérien, avec son cortège de rafles et d’assassinats de militants nationalistes. Comment passer par pertes et profits cette sinistre nuit du 17 octobre 1961 – à Paris- et ces centaines de morts algériens tous Français à cette époque ? Le temps a passé. Notre police ne s’intéresse surtout qu’à ces sans-papiers, qui n’ont pas “vocation à rester en France”, comme le disait Lionel Jospin, en janvier 2002. Bien sûr, il n’y a plus de camps de concentration – simplement des centres de rétention. Si l’un ne déporte plus à bord de wagons à bestiaux, il est fait appel à des avions de ligne où les parias sont maltraités par les policiers de la PAF, très actifs au cours de ces vols vers l’Afrique. Ce serait pratiquer un amalgame sordide que de comparer cette répression ordinaire à l’activité de nos policiers français, au temps de l’occupation nazie. On ne tue plus que par mégarde, ou simplement en “légitime défense”. Cela au service d’un ordre démocratique qui, parfois, se laisse aller à perdre ses repères. Les policiers qui raflent des enfants de sans-papiers jusque dans les écoles, ou des ouvriers sur leur lieu de travail, sont des hommes ordinaires. Ce serait leur faire injure que de dénoncer ce zèle à mal faire. Un véritable outrage envers ces fonctionnaires qui ne font qu’obéir aux ordres. Ceux qui ont servi sous Vichy, pour le compte de la Gestapo, n’ont pas eu d’autre ligne de défense, lorsqu’après la Libération ils étaient redevenus des policiers républicains. Ah oui, un détail qui change tout. En 1942, nos policiers avaient le certificat d’études primaires. En 2007, on n’entre dans la police que si l’on est titulaire du baccalauréat. Maurice Rajsfus
Expulsion
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Edf-gdf
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J'ai peur de la régrétion.....
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Le pire est à notre porte !
Nicolas Sarkozy lance un hommage débridé aux chevaliers engagés dans les croisades, aux rois de France « attirés par le Sud » (les comptoirs esclavagistes d’Afrique ? Les colonies à sucre des Amériques ?), à Napoléon III achevant la colonisation de l’Algérie. Derrière ces entreprises, il lit un « rêve de civilisation ». Puis il termine son effarante tirade en s’exclamant : « Cessons de noircir le passé de la France ». L’homme n’est pas idiot. En prononçant ces phrases, il avait le sentiment qu’elles augmentaient ses chances. Ce n’est pas impossible. De tels propos portent encore chez certains de nos compatriotes une espèce d’évidence. Heureusement, les évidences contraires vivent aussi, et solidement. (Suite : http://www.mouvement-egalite.org/article.php?id_article=126)
Qu'est devenu ce père de famille ?
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer ![]() Sacrée affaire que celle-ci ...: Mystére à l'hopital (Arles) , un patient , père de famille à disparu...!!! Depuis cinq ans ,pas de nouvelle...Ses affaires , vêtements , chaussures , papiers et carte bancaire étaient restés dans sa chambre. Aprés coup , nombre de ses proches pensent au complot.... Cet homme ne serait -il pas mort suite à une érreur médicale...? qu'est devenu le corps ? Dossier épineux (et à suivre!) ou le mensonge est au bout du couloir (de la mort)... Un bohémien de moins , comme on a dit à son épouse à l'hôpital...!!! Que ce soit à l'hopital ou chez les schmitts , ami Gitan (e) , il y aura toujours des nazes avec des réponses de nazes , et c'est bien dommage....(pain sans fromage...!!!) nocuatrom for ever
Le mystère sarko
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Le préfet d'Indre et Loire
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Le Préfet d’Indre-et-Loire fustige les Gens du Voyage Au cours d’une interview accordée à La Nouvelle République de Tours (édition du 29 novembre 2006), le Préfet d’Indre-et-Loire, Paul Girod de Langlade s’en prend une fois de plus aux Gens du Voyage. Il affirme notamment : « Il y en a trop sur le département. On a été trop laxiste pendant trop longtemps.. Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance. » Nommé en juin 2006 à Tours, Paul Girod de Langlade n’est pas inconnu du monde des voyageurs. En 2002, il avait déjà tenu des propos injurieux sur les Gens du Voyage. Reprises par France 2, ses déclarations qui laissaient entendre que les Gens du Voyage « vivaient à nos crochets de rapines et d’escroqueries… » lui avaient valu une mutation en Guadeloupe. Un vice de procédure avait alors empêché les poursuites du MRAP d’aboutir. De tels propos de la part d’un représentant de la République sont intolérables et injurieux pour un peuple tzigane qui a déjà payé un lourd tribut à l’histoire, et qui continue à faire l’objet de rejet et de discrimination permanente. Ces paroles témoignent d’une totale irresponsabilité et alimentent une forme de racisme tenace à l’endroit des Tziganes et Gens du Voyage. Le MRAP demande au Ministre de l’Intérieur que Paul Girod de Langlade soit démis de ses fonctionss. Il étudie d’ores et déjà les suites judiciaires éventuelles à donner à ses propos. Ce nouveau dérapage de la part d’un personnage officiel pose une fois de plus le problème du stationnement des Gens du Voyage en France. Six ans après le vote de la loi Besson du 5 juillet 2000, à peine 20 % des aires d’accueil prévues sont ouvertes.
Agitation au collectif Romeurope
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer COMMUNIQUE DE PRESSE
LE COLLECTIF ROMEUROPE REFUSE DE DEBATTRE AVEC LA DELEGUEE FRANCE AU FORUM EUROPEEN DES RROMS ET GENS DU VOYAGE
Esmeralda ROMANEZ, déléguée France au Forum européen des Rroms et Gens du voyage, a tenté d'initier un débat avec le « Collectif Romeurope ». Ce cartel d'associations se donne explicitement pour but d'apporter une aide « humanitaire » à ceux qu'il appelle les « Rroms migrants » et qui sont en réalité les habitants roumains des bidonvilles apparus récemment dans la périphérie de nos villes. Une proportion importante de cette population est Rrom. L'assimilation abusive entre Rroms et bidonvilles est cependant dangereuse en ce qu'elle masque la diversité de la situation des centaines de milliers de Rroms vivant en France, parmi lesquels l'immense majorité est bien évidemment française. Les responsables du « Collectif Romeurope » ont refusé de laisser Esmeralda ROMANEZ prendre la parole au motif que son intervention n'était pas prévue à l'ordre du jour. L'idée que les Rroms puissent simplement participer aux débats qui les concernent a été rejetée par les croisés du nouvel ordre humanitaire. A cette occasion, Malik SALEMKOUR, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme, a explicitement repris les thèmes les plus éculés du racisme biologique en s'interrogeant bruyamment à plusieurs reprises sur la nécessité d'effectuer des « prises de sang » à seule fin de déterminer qui est Rrom et qui est Gadjo. Cette stupidité monstrueuse est une première dans l'histoire glorieuse et centenaire de la Ligue des Droits de l'Homme. Malik SALEMKOUR a ensuite reproché aux associations Rroms de s'être portées parties civiles mais il a refusé de préciser à quel(s) procès il faisait allusion. Lorsque Esmeralda ROMANEZ a quitté la réunion en protestant, elle n'a été encouragée et suivie que par deux des personnes de l'assistance. Les associations membres du « Collectif Romeurope » doivent de toute urgence clarifier leur position quant aux propos tenus par Malik SALEMKOUR, vice-président de la LDH, et plus généralement se prononcer sur la question de l'égalité des droits et sur les moyens de lutter contre la persistance d'un racisme atavique et l'existence de nombreuses discriminations de droit et de fait frappant les Rroms et Gens du voyage.
Contact : romanezesmeralda@yahoo.fr
Cmu=comme des chiens
Publié par gensduvoyage dans Osons dénoncer Bénéficiaires de la CMU ; comme des chiens ! Que le serment d’Hippocrate soit devenu pour un nombre croissant de médecins une simple plaisanterie n’est un secret pour personne. Que les bénéficiaires de la CMU (Couverture Médicale Complémentaire) ne soient pas leur tasse de thé n’est pas non plus un scoop…
Une personne bénéficiant de la couverture CMU est une personne de peu de revenus, donc un pauvre.
Que les pauvres soient considérés comme des citoyens de seconde zone n'est plus à démontrer... Une énième enquête, menée par le Fonds CMU, et rendue publique jeudi 22 juin, révèle que plus de quatre médecins spécialistes sur dix refusent de prendre en charge les patients les plus démunis, bénéficiaires de la couverture-maladie universelle (CMU). L'enquête a été réalisée selon la méthode du "testing" téléphonique auprès d'un échantillon de professionnels de santé installés dans six villes du Val-de-Marne. Une personne se faisait passer auprès des médecins, au téléphone, pour un bénéficiaire de la CMU. Lorsque le médecin prétextait un manque de place, un second enquêteur, se présentant comme un assuré ordinaire, téléphonait à son tour, obtenant généralement sans difficulté un rendez-vous. 41 % des médecins spécialistes sollicités ont refusé de prendre en charge des patients inscrits bénéficiaires de la CMU. Les généralistes ne refusent que dans 4,8 % des cas ces patients. Les gynécologues (44 %) et les psychiatres (50 %, mais ça, ils peuvent même être 100 pour cent a refuser, ce serait d’utilité publique) présentent les taux de refus les plus élevés. Un tiers des ophtalmologues (33 %), 40,9 % des pédiatres et 39 % des dentistes (Ca c’est nettement plus grave !) ont eux aussi refusé une prise en charge. Le Fonds remarque en outre que les patients non bénéficiaires de la CMU ont souvent droit de la part des praticiens à une "attitude plus aimable, avec une recherche de plus d'informations sur la situation du patient". Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a écrit à l'ordre des médecins pour qu'il "sanctionne" les praticiens. "Ces comportements ne sont pas acceptables dans la mesure où ils constituent une forme de discrimination devant l'accès aux soins et peuvent fragiliser de par leur caractère stigmatisant des personnes souvent socialement défavorisées. (..) Si vous partagez mon point de vue, je vous serais obligé de bien vouloir rappeler au corps médical la nécessité déontologique de refuser toute discrimination à l'égard des personnes bénéficiaires de la CMU et de veiller à ce que de tels agissements soient sanctionnés par les instances compétentes de l'ordre lorsqu'elles en sont saisies".
Espérons que le ministre soit entendu, mais hélas, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
En attendant, ces citoyens CMU seront sans doute mieux reçus chez le vétérinaire. Quand aux sanctions, je demande à voir...
Source : Le Monde du 22.06.2006 |
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